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iPhone X : premier essai du smartphone d’Apple qui veut inventer le futur

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Pour les dix ans de son smartphone, Apple espère que son iPhone anniversaire définira les dix prochaines années de ce domaine. Difficile de dire si ce sera le cas. En tout cas, l’iPhone X est un bien bel objet qui séduit dès le premier contact.

Il n’y avait plus de suspense. Les rumeurs et fuites avaient tout défriché, laissant un paysage aride et sans espoir de surprises folles. Tout le contraire de l’Apple Park, ceci dit en passant.

On savait donc que ce nouvel iPhone historique s’appellerait iPhone X. Un détail restait à préciser, on sait désormais qu’il faut le prononcer « dix », ou « ten » et pas « x ». Tout le reste était connu ou presque également, la faute à une golden master diffusée prématurément et à des prédictions qui tiennent de plus en plus de la fiche technique.

Si les annonces inattendues ont été peu nombreuses, restait un point essentiel, la prise en main. C’est dans le Steve Jobs Theater, dans un showroom incroyable dont les murs se lèvent pour laisser passer les invités et la lumière que nous avons pu assister à des démonstrations et jouer quelques minutes avec l’iPhone censé définir le futur du smartphone.

Beau comme un iPhone

Pour le dixième anniversaire de son bébé, Apple avait un cahier des charges compliqué. Innover tout en créant des ponts avec les modèles précédents. Reprendre les fondamentaux tout en offrant une qualité de conception et de finition à la hauteur des attentes et de son savoir-faire.

Esthétiquement parlant, ces enjeux sautent aux yeux. A première vue, le design est très proche de celui des iPhone 6, 6s, 7 et même 8. Avec ce dernier modèle, il partage d’ailleurs le dos en verre – aperçu pour la première fois avec les iPhone 4 en 2010.

Le cintre en acier poli, qui maintient le tout en place, rappelle également l’iPhone 4, sur le principe. Enfin, on pense aux iPhone précédents pour la finesse générale et un peu au premier iPhone pour cette impression d’un tout unique, solide. Résistant mais également fin et léger, même si ses 174 grammes se feront sentir immédiatement à qui est habitué à l’iPhone 7.

Quoi qu’il en soit quand on le saisit, on retrouve le confort de prise en main dus aux bords arrondis. Le léger gain en épaisseur (0,77 cm contre 0,71 et 0,73 pour les iPhone 7 et 7 Plus) renforce la bonne tenue – un iPhone plus épais ? Tiens, quand Apple cherche à innover, il ne se soucie pas tant de finesse, diront les mauvaises langues. Attention toutefois, le couple acier et verre pourrait bien s’avérer glissant à l’usage dans nos mains moites.

L’écran fantastique qu’on n’attendait plus

On aura alors aussitôt peur de casser l’arrière en verre, ou pire l’écran qui s’étale, superbe et fastueux, sur toute la surface avant, à l’exception d’un petit ilot dans sa partie supérieure où se terrent entre autres capteurs l’appareil photo et le haut-parleur. Néanmoins, le cas n’est pas aussi critique qu’avec un S7 Edge, par exemple. A observer de plus près cet iPhone 10, l’écran semble peut-être protégé par le cerclage en acier, qui s’interposera au moins latéralement entre lui et le monde extérieur. Car l’approche d’Apple n’est pas aussi radicale que celle de Samsung, si l’écran s’étale en largeur et hauteur, il reste un tout petit peu d’espace entre le monde hostile et la dalle.

La concernant justement, inutile de poser côte à côte un iPhone 7 Plus (ou même 8 Plus) et un iPhone X pour constater que la dalle OLED Super Retina HD de 5,8 pouces (1125 x 2436 pixels) tient toutes ses promesses. Pas besoin, mais nous l’avons fait… Et il faut bien dire que c’est une très mauvaise publicité pour les smartphones 5,5 pouces de la marque, plus massifs, plus encombrants, ils offrent un affichage plus petit et moins convaincant.

Eblouissante, colorée mais pas saturée, superbement contrastée, la dalle OLED flatte l’œil. Cette fois, l’iPhone fait au moins jeu égal avec la concurrence. La disponibilité de la technologie True Tone, qu’on peut choisir de ne pas activer, est un plus évident. Il faudra toutefois la mettre à l’épreuve dans des conditions bien meilleures et sur plus longtemps pour la juger.

En tout cas, la dalle (de Samsung) assure une très belle surface d’affichage dans un quasi 16/8e qui ne semble pas poser de problème d’adaptation aux applications ou même à iOS. Quand on regarde un film, on peut choisir de le regarder en format natif, une petite bande noire s’étend alors pour condamner la partie de l’écran située de part et d’autre de la caméra frontale. Il est également possible de zoomer un peu dans l’affichage, l’action entoure alors cette encoche.

Dans tous les cas, c’est un plaisir indéniable de voir iOS prendre ses aises, ne plus se heurter aux bordures trop encombrantes de l’écran. Le dock du système mobile d’Apple s’affiche selon le contexte et disparaît pour laisser la place aux applications, quand celles-ci sont lancées. C’est une vraie révolution dans le monde d’Apple.

Un écran qui bouscule nos habitudes

Cette colonisation de l’espace par la surface d’affichage se fait évidemment au détriment du bouton Home, qui disparaît, comme le voulaient rumeurs et prédictions depuis des mois.

Mais comment faire sans lui, car qu’il soit mécanique ou haptique, le Home Button était depuis les origines l’outil à tout faire. Jugez plutôt : quitter une application, revenir à la page d’accueil, accéder au multitâche, activer Siri, prendre des captures d’écran et même s’identifier avec Touch ID.

Cette disparition entraîne directement un bouleversement de nos habitudes d’utilisation. Il faudra ainsi beaucoup plus utiliser les gestuelles tactiles. Pour déverrouiller l’écran, on glisse le doigt du bas vers le haut. Pour quitter une application, idem. Pour afficher le multitâche, même méthode avec une pression maintenue en fin de mouvement. C’est clairement le plus pénible à réaliser rapidement.

Pendant qu’on y est, on constate que le centre de contrôle a déménagé. On y accède en glissant le doigt du haut vers le bas sur la partie droite de l’écran. Alors que les notifications requièrent de faire le même geste sur la partie gauche. Notons en passant que l’utilisation de 3D Touch semble se renforcer également et que l’écran peut enfin s’allumer si on le tapote.

Mais dans de très nombreux cas, le bouton Home est remplacé par un autre bouton, celui d’allumage élargi situé sur le côté droit de l’appareil. Il est désormais bien plus sollicité. Il servira ainsi pour invoquer Siri (en plus du classique « Dis, Siri »), à activer Apple Pay et toujours à éteindre l’écran.

Ce sera certainement l’affaire de quelques jours, mais il va donc falloir réapprendre à utiliser un iPhone avec l’iPhone X, dix ans de conditionnement par strates, à revoir, d’un coup.

Face ID : bluffant mais…

Plus de bouton Home signifie également plus de Touch ID. Pas plus que Samsung, Apple n’a réussi à glisser un lecteur d’empreintes digitales sous la dalle OLED. Il n’est néanmoins pas envisageable de ne pas sécuriser l’accès au smartphone ou aux paiements. Apple a donc introduit Face ID, une autre technologie biométrique qui vous identifie d’après votre visage – que vous portiez une écharpe, un bonnet, une nouvelle coupe de cheveux ou un sourire niais.

Lors de notre petit essai, deux points nous ont impressionnés. Tout d’abord, la configuration de Face ID ne prend pas plus de dix secondes. Face à l’iPhone X, les yeux rivés sur l’écran, on tourne sa tête en un cercle vertical, une première, puis une seconde fois. C’est tout. Vous pouvez ensuite choisir d’activer cette méthode d’authentification pour les paiements sur l’App Store, par exemple, ou seulement pour déverrouiller l’iPhone. Ensuite, Face ID semble identifier l’utilisateur à une vitesse tout bonnement étonnante – au fil de nos quelques essais, difficile de dire qui aurait été plus rapide de Touch ID ou de Face ID pour accéder au contenu de l’appareil.

Apple semble donc avoir réussi là un joli tour de force, en adossant la caméra en façade à tout un ensemble de capteurs, dont une caméra infrarouge qui produit 30 000 points sur votre visage pour mieux l’identifier. Ils permettront à la fonction d’être opérationnelle même si vous l’utilisez de nuit, emmitouflé dans une écharpe, un bonnet sur la tête. Il faudra évidemment voir ce que tout cela donne au quotidien. Surtout, on peut s’interroger sur le fait qu’il pourrait être très facile pour un tiers de forcer l’utilisateur à déverrouiller son téléphone. D’autant que nous avons pu constater qu’il est possible de déverrouiller l’iPhone sans forcément le placer parfaitement en face de soi.

Alors, certes, il faut que la personne regarde activement l’appareil – les yeux fermés, rien ne se passe – mais l’absence de contact physique paraît un peu inquiétant d’un point de vue de la sécurité. Même si Apple assure que, contrairement à celui de Samsung son système ne peut pas être trompé par une photographie.

La réalité augmentée, l’envie d’une nouvelle ère

Les technologies utilisées pour Face ID assurent un autre usage : une approche ludique de la réalité augmentée. Que ce soit avec les animojis, Snapchat ou Pitu, il est ainsi possible soit de prêter ses expressions faciales à une bestiole rigolote, soit d’appliquer des masques incroyablement réalistes sur son visage. Le tout évidemment en temps réel. Les Animojis, exclusivement présents dans Messages et au nombre de douze, offrent un moyen amusant de communiquer en enregistrant sa voix et ses mimiques sous les traits d’un coq, d’un cochon ou d’un… étron. Ne nous demandez pas pourquoi, la réponse est certainement… parce qu’ils le pouvaient.

Dans tous les cas, cette approche décomplexée de la réalité augmentée va certainement contribuer énormément à l’installer dans le quotidien des gens qui feront de l’AR sans le savoir. Mieux encore, les jeux en réalité augmentée qui étaient présentés ont fini de nous convertir. Si cette technologie aura forcément une facette anecdotique, elle est clairement un grand pas vers le futur de la mobilité. Plus que sur l’iPhone 8, cette étape semble être un bond en avant.

Si l’AR est ouverte aux iPhone 6s et suivants, excluant les modèles plus anciens pour des raisons de puissance du processeur, l’Apple A11 Bionic n’aura clairement pas de souci à faire tourner ces applications. Nous n’avons pas pu installer d’outils de bench sur l’iPhone X, néanmoins, la fluidité de l’interface, la réactivité de l’ensemble paraissent un bon premier indicateur de ce qui nous attend à partir du 3 novembre prochain. L’iPhone X est un smartphone plein de promesses et de potentiel, il nous faudra le tester pour nous assurer de derniers points essentiels, comme son autonomie, donnée pour être améliorée de deux heures.

Dans tous les cas, un test complet est nécessaire pour se faire une idée définitive sur cet iPhone pas comme les autres. Néanmoins, face à des 8 et 8 Plus, séduisants mais plus classiques, et malgré un prix prohibitif, il semble bien être l’iPhone (le smartphone ?) qui mérite notre intérêt en cette fin d’année.

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